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Article(s) avec #defense tag

Embarquement sur AWACS le 14 Juillet

Publié le par JS Seytre

Présent sur toutes les Opex aussi bien que sur les DPSA (Dispositif Particulier de Surveillance Aérienne) au-dessus de l’hexagone, les AWACS sont un élément essentiel de la force de projection de l’Armée de l’Air. Du Mali à la Syrie, les E-3F, véritable centre névralgique des opérations aériennes modernes ont bien mérité leur nom de « Sentry » (sentinelle en anglais). AVIASPORT revient sur l’emploi de ce formidable outil de contrôle aéroporté dans son numéro de Décembre 2016 / Janvier 2017.

Photo Vincent Giusiano

Photo Vincent Giusiano

TB-30 Epsilon

Publié le par JS Seytre

TB-30 Epsilon

En 2014, le biplace de la SOCATA fêtait ses 30 ans de services au sein de l’Armée de l’Air. AVIASPORT revient sur la carrière de ce biplace prolifique et son emploi au sein des forces aériennes françaises dans son numéro de Novembre 2015.

Remerciements: Armée de l'Air, et plus particulièrement le Colonel Marc Scheffler et tout le personnel de la base de Cognac pour leur acceuil chaleureux et leur réponses patientes à toutes mes questions.

Combined Russian military manoeuvres threats western strategic communication network (Eng.)

Publié le par JS Seytre

Credit: Russian Navy
Credit: Russian Navy

By the end of October 2015, US defence and intelligence have expressed concern on increasing Russian Navy activities that have been deemed “aggressive”. This statement refers to manoeuvres both close to the US cost and around underwater communication lines - data flux and transfers are more than ever key assets to take advantage in a modern warfare scenario.

Drawing of Luch / Express 1000A platform by manufacturer (ISS-Reshetnev)
Drawing of Luch / Express 1000A platform by manufacturer (ISS-Reshetnev)

Considering in addition that the Russian military satellite Luch Olymp has been recently moved to an orbital position between Intelsat 7 and 901 (18.2 and 18 degrees west respectively), the exercises of the Russian forces can indeed be seen as a rehearsal to inhibit the major NATO communication means in case of the uprising of a major crisis with Russia. “Luch” (ray) is the designation used for Russian geostationary satellites known to relay and track communications to and from spacecraft in lower orbits. The Luch Olymp has been ordered by the Russian Ministry of Defence, and as such little is known about its specific payload and mission. However, it seems that it is operated by the FSB (Federal Security Service of the Russian Federation) for “electronic intelligence”, which could mean spying information uplinked for others satellites, or even jamming downlinks with improper data. Moreover, the reason why the Luch relocation can be seen as intrusive, technically resides in the fact that the separation between the Russian satellite and the 2 geostationary Intelsat satellites is now only of 0.1 deg of orbital location. This would be very close for 2 platforms belonging to the same satellite operator, and even more for satellites being controlled by 2 different control centres in close coordination… and finally worrying knowing that the Russian government has not advised Intelsat prior drifting its satellites to 18.1°W nor has answered to any tentative of contact set by the US operator. Mrs. Kay Sears, president of Intelsat General, has strongly expressed discontent over such hazardous satellite operation putting Intelsat assets at risk.

More generally, the rise in Russian submarine patrols is an echo to the PVO strategic bombers flights, pushing ever further south close to the British and French airspaces. Nuclear submarines and bombers have been the key elements of the USSR dissuasion force during the cold war. Those events illustrate a little bit more Putin’s strategy to regain power and influence lost after the end of the soviet era.

Renouvellement de la flotte d'avions de combat: les militaires Suisses persistent.

Publié le par JS Seytre

Renouvellement de la flotte d'avions de combat: les militaires Suisses persistent.

Suite à l'interdiction de vol provisoire des F-5 Tiger II en Janvier dernier, après la découverte de plusieurs criques sur un des appareils, puis le retrait du service du service actif de 10 de ces avions, le ministère helvète souhaite relancer l'évaluation de l’acquisition d'un remplaçant dès 2017 (le retrait définitif des F-5 est prévu pour 2018).

Cette persévérance n'a rien d’étonnant dans un pays qui a toujours œuvré pour garder son indépendance militaire. Sans l'achat d'un nouvel avion, la Suisse ne disposera que de 26 F/A-18 Hornet pour assurer la souveraineté de son espace aérien.

Un F-16 de l'armée de l'air Jordanienne s'écrase en Irak - le pilote aux mains des combattants de l'EI

Publié le par JS Seytre

Un F-16 de l'armée de l'air Jordanienne s'écrase en Irak - le pilote aux mains des combattants de l'EI

Depuis Août 2014, les Etats-Unis ont décidé de s'engager dans des frappes aériennes au-dessus de l'Irak et de la Syrie afin d'enrailler la progression des combattants de l'Etat Islamique. Par la suite, 21 autres pays (dont la France) se sont joints à ces raids à travers la coalition dite arabo-occidentale dont le but est de mettre un terme à l’expansion et aux exactions de l'EI.

Hier, le 24 Décembre, un F-16 de la Force Aérienne Royale Jordanienne en mission au profit de cette force d’intervention s'est écrasé dans les environs de Rakka. Le pilote, qui s'est éjecté, n'a néanmoins pas pu être secouru par les SAR alliés et a été capturé par les combattants de l'EI. Ces derniers revendiquent la destruction de l'appareil à l'aide d'un missile sol-air à guidage infra-rouge (l'EI posséderait des SA-7 ou copies chinoises, voir SA-16 pris aux rebelles ou aux militaires Syriens).

La coalition évoque pour sa part un problème mécanique de l'appareil.

On peut en effet supposé que celui-ci était équipé de contre-mesures efficaces et qu'un tir isolé de missile portable ait eu très peu de chance d'attendre sa cible. Les troupes islamistes disposent probablement de trop peu de missiles pour pouvoir exécuter des tirs multiples qui satureraient les systèmes d'auto défense de l'avion dans son volume d'évolution, et auraient ainsi des chances de succès.

Cependant, les alliés ont également intérêt à soutenir la thèse de l'accident pour garder une image de quasi invulnérabilité (de facto réelle) et ne pas affaiblir le moral de l'opinion publique (surtout en Jordanie même, ou l’engagement est mal perçu).

Cet événement rappelle le crash d'un F-15E de l'USAF au-dessus de la Libye lors de l'"Opération aube de l'Odyssée". L'armée américaine avait d'emblée écarté la possibilité d'un tir des forces de Khadafi, et une enquête avait conclut à une vrille irrécupérable suite à une évolution avec une répartition asymétrique du chargement externe.

Photo de la verrière du F-16 (certainement exposée dans Rakka) publiée sur un compte Twitter

Un vol civil probablement victime de la guerre en Ukraine

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Plusieurs hélicoptères de combats et avions de transport militaires de l'armée de l'air ukrainienne ont été abattus par les séparatistes russophones depuis le début des hostilités en Avril 2014 dans le sud-est de l’Ukraine. Mais cette fois, c'est un Boeing B777 civil de la Malaysia Airlines qui a été victime de ce conflit. Il n'y a aucun survivant parmi les 298 passagers et membres d'équipages.

3 hypothèses possibles sur l'auteur du tir relativement aux forces en présences dans la région:

  1. Les forces armées russes depuis leur territoire
  2. L'armée régulière ukrainienne
  3. Les rebelles séparatistes de la région de Donetsk, où l'avion s'est écrasé

Ce n'est pas la première fois que les tensions à la frontière russo-ukrainienne font des victimes innocentes. Le 4 Octobre 2001, un Tupolev-154 de la compagnie russe Sibir, qui assurait la liaison Tel-Aviv-Novossibirsk en Sibérie occidentale, explosait en plein vol au-dessus de la mer Noire, à moins de 300 km des côtes de Crimée, dans le sud de l’Ukraine. 78 personnes, en majorité des Israéliens d’origine russe, trouvèrent la mort. Une semaine plus tard, Kiev reconnaissait que la catastrophe est due au tir accidentel d’un missile ukrainien au cours de manœuvres militaires.

Gripen Suisses, nouveau coup de théâtre

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Gripen Suisses, nouveau coup de théâtre

Après de nombreux débats sur le choix de l'appareil devant remplacé les F-5 Tiger II au sein des Troupes d'Aviation Suisses, les électeurs helvètes semblent mettre un terme à l'acquisition de Gripen suédois en son prononçant à 52% contre le renouvellement de la flotte de chasseurs.

Dans ce pays où la votation populaire est le symbole même de la démocratie, il est peu probable que le parlement s'oppose à ce résultat. Il faudra donc certainement attendre le renouvellement de la flotte des F/A-18C de première ligne pour voir la Suisse se doter d'une aviation militaire plus moderne.

Photo: Saab

Rafale contre Gripen

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Rafale contre Gripen

Le Rafale a récemment perdu un contrat... cette fois au Brésil: le pays continent a choisi le JAS 39 Gripen de Saab plutôt que l'avion de chez Dassault.

Bien sur, c'est une déception pour les défenseurs de notre industrie aéronautique, mais ceci ne doit pas faire oublier que la Rafale est l'un des meilleurs avions de combat de marché,... d'où son prix peu compétitif, en particulier auprès de pays évoluant dans un contexte géopolitique très éloigné d'une situation de guerre imminente.

Ainsi, le Brésil, grande puissance régionale d’une Amérique latine désormais majoritairement démocratique, s’est tourné vers d’autres problématiques que d’avoir une force aérienne à la pointe de la technologie, et le Gripen lui suffisait largement.

Restent d’autres paramètres politiques, tels que le transfert de technologie sur lequel les Suédois semblent s’être montrés généreux.

Le fait que la Força Aérea Brasileira se soit contentée de 12 vieux Mirage 2000C depuis 2005, en se laissant le temps de choisir leur successeur, aurait pu être un signe que le choix du Brésil serait plus influencé par l’économie que par la performance.

Le contexte du ralentissement de l’économie et des polémiques budgétaires à la veille de la coupe de monde de football n’ont certainement pas pesés en faveur du Rafale (ou du Super Hornet). De plus, il faut dire que le Gripen est également un très bon avion, encore une fois très suffisant dans une Amérique du Sud pacifiée… où il ne servira jamais au combat.

Si certains échecs précédents du Rafale peuvent sembler politiques - notamment face à une nième version du F-15 en Corée du Sud (où le poids du Pentagone dans cette région du monde a surement été décisif) - le choix du gouvernement Roussef semble ainsi plus rationnel.

De même, au moment de la décision de la Suisse d’acquérir du Gripen et au détriment du Rafale, on a pu tout simplement s’étonner que l’avion français perde un casting qui lui était au départ si favorable.

Certes, les enjeux politico-financier et militaire ont certainement été déterminants pour imposer le Saab. Cependant, le choix du Gripen me parait cohérent avec la structure traditionnelle de l’aviation militaire helvétique: un avion de combat (commandé en faible nombre) à la pointe de la technologie et sans trop de condition financière; et un avion au cout plus faible (à la fois à l’acquisition et à l’exploitation), éventuellement utilisable par des miliciens moins entrainés que les pilotes militaires « à temps pleins ». Le premier modèle prenant parfois le rôle du second lorsque la dotation des unités de première ligne devait être modernisée.

Ainsi se sont succédés les binômes:

Hunter / Vampire

Mirage III / Hunter, puis F-5

F-18 / F-5

Pourquoi pas F-18 / Gripen?

Le Rafale aurait plus logiquement répondu à la demande suisse s’il avait été question de remplacer les F-18C.

En définitive, le Rafale ne devrait pas trouver preneur parmi les forces aériennes au budget restreint dont l'acquisition d'un avion de 5ième génération ne serait justifiée que par le prestige de la haute technologie.

Ce n'est cependant pas le cas de l'Inde qui se doit de maintenir une dissuasion crédible vis-à-vis de ses voisins pakistanais et chinois.
Donc, sauf blocage inattendu au cours des négociations actuelles, l'avion de chez Dassault devrait trouver preneur dans l'Indian Air Force.

Espèrons que ce premier succès à l’export soit le début d’une grande carrière internationale.

Démonstrateur Gripen F (Photo: Saab)

Démonstrateur Gripen F (Photo: Saab)